Les tiers-lieux se localisaient au départ en milieu urbain. Dans une ville, une métropole, les activités et les services déjà disponibles limitaient de fait les tiers-lieux à des innovations économiques et sociales de « co-working », de « fab-lab », de « living-lab » et autres ( 1).
Le développement des tiers lieux ruraux et péri-urbains a modifié le contexte des activités attendues et aussi, des acteurs potentiels. La transversalité de l’Alliance lui permet de mobiliser tous ces acteurs, de les faire interagir pour construire des projets en commun. De nouveaux modes d’action sont initiés pour connecter des acteurs qui se connaissent peu : collectivités territoriales, entreprises, associations, chambres consulaires, organismes privés et publics notamment de recherche… et évidemment citoyens dont le bénévolat joue un rôle majeur dans de nombreux tiers-lieux.
Après sensibilisation à l’aide d’acteurs du territoire, des enquêtes auprès du public révèlent les ignorances et les attentes ( 2).
L’Alliance capitalise ces expériences pour créer et diffuser outils et méthodologies de réussite et amélioration des projets ( 8).
Pour optimiser les apports des divers groupes projets comme des enquêtes statistiques, l’Alliance a créé en 2010 un large groupe transversal, réseau unique d’acteurs.
Appelé depuis 2015, Groupe Tiers-Lieux d’Activités (GTLA) ( 9), il facilite l’échange d’expériences, l’émergence de nouveaux projets, l’analyse de thèmes et la réponse aux questions critiques, l’anticipation de nouvelles activités. Des mémos par thème sont partagés aux membres du groupe ; quelques résumés sont fournis en exemple ( 10, 11, 12, 13, 14).
En conclusion, oublier des acteurs potentiels dans la construction d’un tiers-lieu s’explique souvent par son contexte de création, mais constituera un handicap dans l’organisation de nouvelles activités. Un projet de tiers-lieu ambitieux pour un territoire, nécessite un bilan exhaustif des acteurs potentiels.